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Barcelone août 2010 – Jour 15

Ça y est, c’est presque fini. Ce matin nous partons pour notre dernière journée à Barcelone. C’est avec un pincement au cœur que nous allons faire des au revoir toute la journée à des endroits que nous avons aimés. C’est pour cela que vous verrez, sur les photos de cette journée, nos mains qui saluent Barcelone.

Nous allons faire du magasinage… C’est Alice qui est contente. Nos avons dressé une liste des choses et des gens à qui on veut offrir une petite partie de notre voyage, en gage d’amour et d’amitié. Nous prenons l’autobus 24 après un bon déjeuner, pain baguette, pamplemousse, fromage, chorizo… C’est simplement bon, ça goûte le soleil. Il fait encore soleil et un ciel magnifiquement beau. Au total, on aura eu un temps comme cela pendant 2 semaines sauf pour une averse de 15 minutes… Mais avant de monter dans le 24, nous marchons jusqu’au parc Guell une dernière fois. C’est difficile de dire adeu à un tel endroit. J’ai rarement ressenti cette sensation dans ma vie… comme si c’était un être cher que je quitte, en espérant que ce ne soit pas pour toujours…

Une fois à bord de l’autobus, nous passons près du «Muuuur!» (inside) et descendons au premier arrêt sur le Passeig de Gracia. Quelques boutiques, adeu La Pedrera, adeu Casa Batllò, adeu Passeig de Gracia, adeu plaça Catalunya, adeu Las Ramblas, adeu Barri Gotic… il y en aura toute la journée des adeu comme ça… Nous allons déguster les pires tapas que nous avons dégustées en 2 semaines au El Corte Inglés, un La Baie Espagnol géant où il y a un resto cafétéria au dernier étage. Nous avions eu un coupon gratuit lors de notre visite des vignobles… Une arnaque pour nous faire entrer dans le magasin… Heureusement que la vue était belle. J’ai aussi profité de l’occasion pour remercier mes covoyageuses et leur dire à quel point j’ai apprécié ce moment de ma vie en leur compagnie. Vous me connaissez, je suis devenu tout émouvu et je n’ai pu retenir mes larmes. Moment fort d’émotions.

Le magasinage s’est poursuivi, infini de magasins de souliers, presque aussi désagréables que la senteur de merde, jusqu’à ce qu’Alice trouve ses bottes et qu’on puisse dire adeu aux magasins de souliers aussi, au très immense soulagement de Ghislaine et moi.

Retour à l’appartement et dernier souper à notre petit resto de quartier, vraiment exquis, comme si nous avions gardé les meilleurs tapas pour la fin. Au menu, jambon ibérique, calmars à la romana, moules à la salsa, olives aux anchois, pain tomaté… Nirvanesque de saveur espagnoles. Le vin, un Murua Reserva Rioja 2001 accompagnait le tout à merveille. Postres (desserts) de tarte au fromage catalan (elle n’en est que meilleure) et tiramisu, petit verre de liqueur aux herbes pour Ghislaine et une espèce de Grappa pour moi, offerts gracieusement par la maison, échange de courriels, serrage de mains, c’est déjà fini. Un autre ami qu’on quitte le cœur gros.

On rentre faire nos valises. Coucher tôt, lever à 8h, le représentant de l’appartement sera ici à 9h, autobus vers la Plaça Catalunya pour prendre le direct vers l’aéroport et adeu Barcelone. J’espère que vous avez apprécié lire ce journal autant que j’ai eu de plaisir à la vivre… Merci Barcelone!

Les photos suivront la semaine prochaine.

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Barcelone août 2010 – Jour 14

C’est un grand jour pour moi. Et pour un grand jour, il faut se lever de bonne heure. Nous faisons l’exploit de nous lever à 6h45, oui vous avez bien lu, à cette heure, il est presque 1h du matin à Montréal. Nous allons sortir de Barcelone pour la première fois pour faire un Vino y Cava tour. Nous avons acheté nos billets hier et fait nos sandwichs avant de nous coucher. Il faut être à la Plaça Catalunya à 8h10 pour prendre place à bord de l’autobus qui part à 8h30.

C’est le départ. L’autobus climatisé est confortable et presque plein. Rapidement Barcelone fait place à une banlieue de plus en plus clairsemée. Des champs apparaissent ici et là. Puis, après 30 minutes de route, on entre dans la région du Penedès, une des plus grandes et productives régions vinicoles de l’Espagne. On voit de plus en plus de vignes et d’oliviers sur le bord des routes. C’est beau. Au loin, il y a des montagnes très pointues et escarpées qui semblent surgir de nulle part. C’est peut-être Montserrat, mais je n’en suis pas sûr.

Notre premier arrêt nous permet de visiter le vignoble de Jean Leon. C’est une petite exploitation qui produit peu de bouteilles. On peut goûter aux raisins pendant la visite. Je touche et goûte du tempranillo et une quinzaine d’autres variétés de raisins. C’est frais et délicieux. Je me sers une poignée de chacune et j’ai les mains dégoulinantes et collantes de jus… merveilleux. Après la visite de la cave et des installations pour faire du vin, on goûte Jean Leon Cabernet sauvignon Reserva 2004. C’est bon et je décide d’acheter une bouteille avant de partir. Je choisis un Jean Leon Gran Reserva 2000 que je réserverai pour une occasion spéciale.

Nous repartons et après quelques villages et des centaines de champs de vignes, nous arrivons au El Celler Pacs del Penedès Torres. Si Jean Léon était un artisan, Torres est un industriel, mais un industriel respectueux du produit et de l’environnement. Les installations de production recyclent l’eau, 40% de l’énergie utilisée est produite sur place grâce à des panneaux solaires… jusqu’au sable blanc qui recouvre le sol au dessus des voutes pour réfléchir plus de chaleur. Notre visite commence par une visite des installations en petit train. Il y a même un spectacle historique dans une partie des voutes… Impressionnant. Notre guide s’exprime en espagnol, anglais et français tour à tour. On termine la visite par une dégustation de 3 vins et 3 fromages. Le premier Vina Esméralda 2009, un blanc jeune, est accompagné par un vache au lait cru de type brie. Mioum! Le 2e, Atrium 2008 est accompagné d’un chèvre ferme, lait cru et légèrement vieilli. Remioum! Le 3e, Un Gran Coronas Reserva 2006 fait compagnie à un brebis de lait cru ferme et bien vieilli. Du plaisir pur! Merci Torres!

Direction vers notre dernier arrêt, les caves de Friexenet. Une autre entreprise de grande taille. Là on apprend tous les secrets de la fabrication du Cava (ou presque), tout en s’enfonçant 16 mètres sous terre et en explorant les caves de vieillissement. Très impressionnant. Si Torres avait des milliers de tonneaux, ici ce sont des millions de bouteilles qui y sont entreposées. Le tout se termine par une dégustation de deux Cavas, Un Cordon Negro Reserva et un Roso Brut, dont nous préférons le Roso. Le tout est accompagné par un plateau de charcuteries (Alice capote sur le jambon) et de fromages accompagné du pain tomaté.

Nous retournons dans l’autobus avec plaisir, il fait plus de 31° et on en ressent plus de 41 au soleil. C’est la plus chaude journée depuis qu’on est ici. De retour à Barcelone, nous prenons l’autobus pour aller nous laver et nous reposer à l’appartement avant de souper à notre petit resto du coin. Sur la route, j’ai un pincement au cœur en pensant que demain sera notre dernière journée à Barcelone et que dimanche nous prendrons l’avion pour revenir à Montréal. Je m’enlève ces idées tristes de la tête en pensant à toutes ces belles journées que nous avons passé ici Alice, Ghislaine et moi.

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Barcelone août 2010 – Jour 13

Aujourd’hui, nous prenons l’autobus pour aller à la rencontre du MACBA, le Museu d’Art Contemporani de Barcelona et de l’l’architecte américain Richard Meier, celui qui a imaginé le bâtiment. Pour ce qui est des expositions, on y présente actuellement #02 Latifa Echakhch. La ronda, Parallel Benet Rossell, Gil J Wolman. I am immortal and alive, With a Probability of Being Seen. Dorothee and Konrad Fischer. Archives of an attitude et MACBA Collection (XXII).

C’est Wolman qui m’impressionne le plus avec son art scotch o il utilise du papier collant pour récupérer des images et créer des collages. Images et typographie s’entremêlent, c’est beau et encore actuel. Le reste me laisse plutôt froid avec quelques éclairs de génie ici et là. Nous faisons une halte cervesa à un bar très design situé sur un des toits. Une autre chose qui réduit plaisir de la visite est cette senteur de vieille cave un peu moisie omniprésente dans les salles du musée.

Pour le bâtiment, il est de toute beauté, des formes modernes, des perspectives enchanteresses… un régal pour les yeux, mais qui sait céder sa place aux œuvres quand c’est le temps. De la grande architecture. Je vais laisser les images parler.

Par la suite, on retourne au marché de la Boqueria. Achat s’une salade de fruits, plus belle que bonne, qu’on va déguster dans un parc à côté, visite des différents étals. On a jamais vu autant de sortes différentes de crustacés et de poissons. Une tête de mouton décharnée, mais avec ses yeux attire notre regard, buerk, y a-t-il de monde qui ont le goût de manger ça? On comprend aussi ce qu’est le tapas morros. Tout simplement des oreilles de christ version espagnole. Voir tout ce gras en tas dans l’étal du boucher, ça ne donne pas le goût d’en manger. Nous faisons quelques emplettes pour les amis et nous procurer les éléments nécessaires pour nous faire des sandwichs pour l’excursion de demain.  Il est 18h30 et on a faim. Toutefois, chercher un resto intéressant ouvert à cette heure hâtive tient de l’exploit. La plupart sont en préparation et rouvriront leurs portes vers 19h30-20h30 et c’est trop tard. On essaie de se trouver une paella et après avoir quadrillé la partie ouest du Barri Gothic, nous retournons au Petit Xaica Restaurante, un restaurant où nous avions mangé notre première paella le 3e jour. Cette fois on la choisit aux fruits de mer et on la trouve encore meilleure que la première fois. Après un tel 1er service, on se demande comment on va manger notre 2e assiette… Mes gambas géantes sont délicieuses et le merlu à la plancha de Ghislaine aussi. Le tout bien arrosé par un délicieux Protos Roble 2008 Ribera Duero… que demander de plus!

Retour en autobus, le ventre plein, douche, dodo et à demain. Je prends beaucoup de retard sur le traitement des photos…

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Barcelone août 2010 – Jour 12

Ce matin on décide de poursuivre notre parcours Gaudi en allant faire la visite de la Sagrada Familia. L’autobus 92 n’arrivera que dans 20 minutes et nous décidons de faire le trajet à pied. C’est plaisant, il y a beaucoup plus de commerces d’ouverts cette semaine, on recherche le côté ombragé de la rue, il fait encore très beau et chaud. Première pause-terrasse pour prendre un espresso à l’ombre. En poursuivant notre chemin, la fringale nous prend et nous nous arrêtons pour ramasser 2 entrepans, un «vegetal» avec du poulet!!! et un autre au jambon ibérique. C’est simplement bon, juste du jambon et du pain. Nous arrivons à la Sagrada Familia et nous insérons dans la file qui mène aux guichets. Devant les portes de la façade ouest, nous sommes déjà subjugués, captivés par tant de force brute et de beauté. À l’intérieur c’est encore plus puissant. Il y a tellement de cohérence dans le travail de Gaudi. La nature y règne en maître. Mon appareil photo mitraille les différentes perspectives magiques où l’œil se perd parmi les courbes. Il y a aussi une exposition sur les vitraux de la cathédrale. Très intéressant de mieux comprendre le travail qui a été fait. J’y ai pris ± 400 photos et je n’ai même pas encore fini de traiter celles d’hier… Je prends du retard. Vous devrez attendre pour les voir. La construction gêne le spectacle, mais on imagine ce que ce serait sans les échafauds…

Notre visite se poursuit par la montée en ascenseur dans la tour gauche de la façade ouest. L’attente est longue ± 1 heure. Dans l’ascenseur, où n’embarquent que moins d’une dizaine de personnes à la fois, le préposé récolte nos 2.5€. Le pauvre mec pue la transpiration à la limite du supportable… Ouf, on est arrivé, près de 70 mètres plus haut. On peut encore monter dans un escalier en colimaçon, nos appareils photo mitraillent encore, essayant de capter les points de vue par les meurtrières, les ponts et les balcons. C’est fabuleux, on est tout près de la pierre, enserré dans ces escaliers et ces passages où une seule personne peut passer à la fois. C’est une sensation très sensuelle de contact avec la pierre de cet édifice, son odeur aussi. C’est drôle, Alice a un peu le vertige, elle qui fait des manèges que je ne peux affronter. La descente se fait à pied et se termine par un minuscule escalier en colimaçon où il n’y a qu’une seule rampe et où un regard vers le bas ou le haut dans son trou central est vertigineux. Photos, photos…

De retour en bas, nous allons contempler la façade est, la plus vieille, et à mon avis la plus belle, celle qui respecte le plus l’esprit Gaudien. C’est un spectacle baroque à couper le souffle où l’œil ne sait où s’arrêter tant les sculptures sont nombreuses et enchevêtrées. Il doit sûrement y avoir une logique, une histoire qui m’est racontée dans ces tableaux de pierre où la nature semble vouloir sortir et animer la pierre,où un cactus se transforme en croix, où les feuilles émergent de la pierre… mais je me contente de me laisser impressionner par l’ensemble, sans chercher à le comprendre. C’est tellement beau. Vivement que la pierre soit nettoyée comme celle de la façade ouest, ce sera encore plus magnifique. À cet instant, Alice et moi nous promettons de revenir lorsque cette cathédrale sera terminée, dans une vingtaine d’années ou plus, pour un autre voyage père-fille. En déambulant pour photographier cette façade, je remarque une autre file. Hé les filles il y a un autre ascenseur! Nous montons encore d’environ 70 mètres et explorons cette fois-là les couloirs, les escaliers et les balcons de la façade  est. Elle est encore plus belle que l’autre et on peut voir de plus près des détails de certaines sculptures et des mosaïques qui les recouvrent. Je suis  fasciné par l’arbre central et ses colombes blanches… Tant de beauté m’impose le silence… Le retour sur la terre ferme se fait de la même manière.

Le parcours nous entraîne sous la basilique où se tient une exposition sur la construction de la basilique. Cela nous permet de mieux comprendre le travail des différents artisans, architectes, sculpteurs, tailleurs de pierre… Là aussi je suis fasciné par toutes les centaines de maquettes nécessaires pour bâtir un tel édifice. Quel casse-tête dément! Les dessins de Gaudi me rendent ému… Encore merci Gaudi, je ne m’attendais pas à passer une si belle journée. Passage à la boutique et départ. On s’en va finir la journée à la plage.

En cette fin d’après-midi, nous choisissons la playa de Sant Sebastià. En route, Alice remarque une installation d’entraînement ou de beaux mecs musclés font rouler leurs mécaniques. Elle reviendra contempler le spectacle après une saucette dans cette mer chaude et très salée où l’on flotte très facilement. Nous nous baignons à tour de rôle, pour garder les sacs, l’eau est bonne et nous lave de la sueur, mais elle nous sale. Heureusement qu’il y a des douches en plein air. Ghislaine se fait bronzer sans son haut de maillot, comme de nombreuses femmes ici… Je profite du spectacle et me régale de tous ces beaux seins… Le soleil se couche déjà, nous ramassons nos affaires et nous allons souper dans le quartier Barcelonetta, le quartier des pêcheurs. Nous trouvons une terrasse en retrait sur une petite place et nous commandons des tapas. Ghislaine nous invite à gouter à du poulpe à la galicienne. C’est bon, mais je ne suis pas un fan de la texture de la peau. Il y a un écran géant sur le mur et le AC Milan vient d’égaliser la partie contre le FC Barcelone. Go Iniesta! La partie finira 1 à 1.

Sur le chemin du retour, Alice se négocie un sac à main faux Prada à 12 euros. Les marchands de sacoches, des Africains pour la plupart, posent leur marchandise sur des couvertes attachées aux 4 coins avec des cordes, prêts à détaler au moindre signe de la police. Il y a aussi tous ces vendeurs de frondes à hélicoptères lumineux et ceux qui vendent des genres de zoui zoui super énervant. Las Ramblas est encore super animée ce soir. Alice me rappelle que notre dernier autobus part dans 30 minutes de la plaça Catalunya et nous nous hâtons. Difficile de marcher vite au milieu de cette foule assez dense. J’espérais pouvoir acheter des billets pour une visite des caves à vin du Penedès, mais le kiosque est fermé, il faudra revenir demain et y aller vendredi. Nous prenons finalement l’autobus et retournons à l’appartement, où nous rechargerons nos batteries et celles de nos gadgets électroniques.

Encore merci Barcelone!

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Barcelone août 2010 – Jour 11

Aujourd’hui, nous allons poursuivre la visite des édifices de Gaudi entreprise hier. Autobus 24 et premier arrêt à la Casa Batllò. Dès l’entrée et pour les trois prochaines heures, c’est une succession d’émerveillements continuels. Ce bâtiment est une œuvre d’art forte qui fait la synthèse des idées géniales de son concepteur. Penser que cet édifice a été construit sans plan, à partir d’un simple dessin, plutôt une esquisse, et une maquette façonnée à la main, en argile ou en plâtre. Il dirigeait lui même les travaux sur le trottoir. Comment un tel génie, une telle unité, une telle force ont pu émerger de l’esprit d’un homme, en temps réel, sur le chantier… C’est un grand mystère et c’est du génie. Tout est pensé, tout est lié, de la moindre poignée aux cadres de fenêtres, de la forme des tuiles à leurs couleurs… La forme des pièces, les perspectives mouvantes, qui nous accompagnent comme des vagues lors de nos déplacements, le verre choisi pour nous donner l’impression d’être sous l’eau. J’étais tellement ému que j’ai parfois versé quelques larmes et j’ai eu souvent les yeux pleins d’eau… Une expérience qui transforme notre vision du monde. Que cela devait être merveilleux d’habiter une telle maison… Pourquoi toutes les maisons ne sont-elles pas faites comme cela? Ouf, la journée part en lion, sur le mode ça fesse dans le dash! Notre coup de cœur jusqu’à maintenant.

En sortant, on va manger un sandwich dans un genre de Subway espagnol, «Pans». Tellement meilleur que Subway, et on ajoute 60 centimes et on a une salade et une cervesa en plus. Quelques pas plus loin, nous allons voir une boutique de linge que nous nous étions promis de venir voir quelques jours plus tôt, Desigual. Des vêtements créatifs et ce qu’on avait vu en vitrine lors de notre dernier passage n’étaient rien à comparer de ce qui est à l’intérieur du magasin. Ça fait 10 ans que je cherche une boutique qui vend des belles chemises pour homme… je l’ai trouvé. Je les aurais toutes achetées… Ça m’a coûté plusieurs centaines d’euros… Et en plus, il y a une vraie section pour hommes, qui fait presque la moitié du magasin. J’aurai des très belles chemises barcelonaises cet automne. Alice aussi voulait tout acheter… Une petite culotte, un soutien gorge, une robe chandail… Et Ghislaine a résisté à un très beau manteau de jeans… Il lui reste encore quelques jours pour changer d’idée si elle le souhaite.

Nous nous dirigeons ensuite vers la Casa Milà plus souvent appelée La Pedrera. C’est le même univers, mais à une autre dimension. Là où la casa Batllò laissait toute la place à la contemplation d’une maison, la Pedrera nous permet de mieux comprendre le contexte historique et social de la maison. Elle est un musée qui contient encore des meubles et des objets. C’est plus facile de s’imaginer les gens y vivre. La maison est plus sobre, mais on retrouve partout les références au langage formel cher à Gaudi. Un plafond ondulé comme une plage à marée basse, une poignée, des balustrades de balcon qui ressemblent à du varech séché, les courbes, moins présentes,mais saupoudrées un peu partout. Dans le fabuleux grenier nous attend une exposition qui nous permet de mieux comprendre les sources d’inspiration et les techniques de travail innovatrices de ce génie, en avance sur son temps. L’air y est frais et cela nous offre une pose fraîcheur, avant de monter se faire cuire sur le toit. Sur le toit, les soldats montent la garde. Ce sont les cheminées qui, seules ou regroupées ponctuent cette terrasse fabuleuse. Malheureusement, il y fait très chaud et après quelques étourdissements, on décide de redescendre. Merci Gaudi, pour cette journée extraordinaire. Passage à la boutique, histoire de se procurer quelques présents que nous vous destinons. Ghislaine y a même trouvé un livre de calligraphie pour s’inspirer… J’ai hâte de voir l’effet que Gaudi aura sur son art.

Sur le chemin du retour, nous rencontrons Vinçon, le temple de l’objet design. Tout y est ou presque, une caverne d’Alibaba d’objets, tous plus beaux les uns que les autres… et parfois très cher… On y reviendra avant de partir, lors de notre journée magasinage de souvenirs… sûrement samedi… Tipéchébarouette que ça passe vite…

Désolé pour les photos, j’ai vidé mes deux batteries et j’en ai pris + de 350. Je n’ai pas fini de les traiter… Peut être demain soir…

Casa Batllò 1

Casa Batllò 2

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Barcelone août 2010 – Jour 10

Aujourd’hui, on a décidé de passer une petite journée tranquilos, de se lever tard, de déjeuner aux pains au jambon-tomate-ftomage de notre paintier d’en face qui est en fait un couple de Boliviens, ici depuis 4 ans et très sympathiques. On fait du lavage, un peu de ménage et on décide d’aller revisiter le parc Güell. Pas loin, ça ménagera la cheville d’Alice. On découvre grâce à un écoulement jaunâtre que son mal provient d’une ampoule infectée. On prendra un onguent antibiotique sur la route du retour, chez notre pharmacien préféré. La maison du gardien au parc Güell est tout simplement géniale. C’est celle avec un champignon rouge sur le toit. Ça nous donne le goût d’aller visiter ses autres maisons et cathédrales demain. C’est tellement ingénieux et beau… Du design à son meilleur, fonctionnel et esthétique, personnel… Une œuvre d’art magistrale et ce n’est que la maison du portier du parc Güell. À l’intérieur, en plus des perspectives changeantes que nous offrent chaque pièce, une exposition nous renseigne sur les maisons du parc, la conception, les techniques les matériaux, l’histoire… Un must! L’autre maison est occupée par une boutique de gogosses touristiques. Comment scrapper un chef d’œuvre. On se console en pensant que la vente de ces trucs finance l’entretien du parc. Tout est génial dans ce parc, tout est pensé, tout fait partie de la vision d’un artiste génial et avant-gardiste, souvent incompris de ses contemporains. Des sentiers en viaducs qui servent à recueillir l’eau de pluie et l’acheminer à une citerne souterraine, au marché, élément central, situé à l’ombre sous l’esplanade… Ouf, moi ça me rentre dedans…

Après une pose avec le monsieur freeze local, un calippo à la lime, nous retournons dans notre quartier. Nous croisons une autoroute de fourmis (voir les vidéos à la fin). Nous passons ensuite à pharmacie, où le pharmacien nous propose un onguent nasal avant de corriger le tir avec un autre tube. Il nous a toutefois dit que c’est la même chose qui est dans le tube… Seul le prix la diffère… Nous prenons le plus cher et pas le nasal. Ensuite est venu le temps de prendre une cervesa et un drink à base de Coca-Cola et de Martini rouge pour Alice. Salud! Puis la fringale nous a fait commander un assortiment de tapas, un des plus savoureux et originaux que nous avons goûtés depuis notre arrivée. Il était composé d’un plat d’olives fourrées aux anchois, de piments du patron, de calmars à la plancha vraiment délicieux, de patatas bravas avec seulement de la sauce bravas, qui était une des plus bravas que nous avons mangé et d’escargots à la sauce piquante. C’est drôle, nous avons vu les mêmes sur un arbre hier… La seule fausse note à ce repas et la bouteille de vin, bonne, mais hors de prix. Le serveur a flairé le touriste… Retour à l’appart, on souigne nos bobos, on se lave et on va dormir… à demain et merci pour cette autre magnifique journée.

Autoroute de fourmis 01

Autoroute de fourmis 02

Autoroute de fourmis 03

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Barcelone août 2010 – Jour 9

Aujourd’hui, déjeuner d’empanadas (poulet, bœuf et poisson) puis, nous partons explorer le secteur du Montjuïc. Direction autobus 24 qui nous conduira près du Mercat San-Antoni, dans le quartier Sants, au pied du Montjuïc. Le Mercat attire notre attention avec ses nombreuses tables et son activité fébrile. C’est un marché de livres et de monnaies, en passant par des vidéos de toutes sortes, des cartes postales, diverses collections… On en profite pour faire quelques achats, mais on pense léger, car il faudra les transporter toute la journée. Je résiste à l’envie de rapporter un porno en catalan pour Tony ;¬).

On se dirige ensuite vers la partie est du Montjuïc et nous commençons son ascension. C’est facile, car c’est très bien aménagé, avec de nombreux parcs et sentiers. Première pose pour manger le méga sandwich que Ghislaine nous a préparé. Le repos fait du bien, on boit beaucoup, il fait un soleil hallucinant et ±30° encore aujourd’hui. Heureusement, il y a des fontaines un peu partout et cela nous permet de remplir nos gourdes, super géniales que Ghislaine nous a dénichées à Montréal avant de partir. L’odeur des pins et le bruit des cigales accompagnent nos déambulations dans cet endroit fabuleux.

Nous croisons le Castel de Montjuïc, une citadelle qui, autrefois, protégeait la ville. Il y a des lavabos (toilettes), on en profite pour aller faire pipi. Le point de vue sur la ville et le port est époustouflant. On peut même contempler la partie ouest de Barcelone, plus industrielle. Nous poursuivons notre chemin en longeant le jardin botanique, qu’on aura peut-être l’occasion de visiter un autre jour et nous nous dirigeons vers le Jardines del Mirador del Migdia. Une autre belle surprise. Sur le Mirador nous attendent des tables et des chaises ombragées et une vue imprenable. Il y a même un DJ qui s’occupe de l’ambiance sonore et, merci la vie, on y sert la cervesa et le Fanta limon. La pause s’allonge, le temps de 2 cervesas, on est super bien et on grignote le reste des gros grains de maïs frits qu’Alice aime tant (et nous aussi).

Notre marche reprend et je remarque une bizarre de petite ville, avec plein de petites fenêtres qui brillent au soleil. Toutefois, il y a quelque chose qui cloche, il n’y a pas âme qui vive et c’est vraiment le cas de le dire… C’est à un panneau indicateur qu’on comprend que c’est un cimetière géant, qui couvre le sixième du Montjuïc. C’est absolument surréaliste comme endroit et je suis totalement flabbergasté. Malheureusement c’était fermé à l’heure où nous sommes passés, car j’aurais aimé m’y promener. Peut-être une autre fois. Nous explorons ensuite la zone du Estadi Olimpic et l’antenne de télécommunications de l’architecte Santiago Calatrava. Partout, on remarque que les designers et architectes catalans rendent hommage à Gaüdi à leur manière, ici, c’est la fontaine à la base de l’antenne qui a une forme de coquillage et qui est couverte de morceaux de céramique.

La marche continue vers le Palau Nacional, musée d’art Catalan, qu’on visitera peut-être, mais on doit avouer que nous préférons tous marcher et découvrir cette ville incroyable, que de s’enfermer dans des musées… tant pis pour l’art, mais il y en a tant dans les rues… Nous sommes surpris de voir tant de monde assis dans les escaliers devant le musée et on se dit qu’ils sont là pour contempler le coucher de soleil. On décide de faire une autre pose pour faire comme eux. En attendant, je consulte un guide touristique et me rend compte que tout juste devant nous, dans 20 minutes commencera un spectacle son-lumière-fontaines, dont Ghislaine m’avait parlé plus tôt dans la journée. Un autre des hasards merveilleux du voyage. Nous décidons de ne pas rentrer souper tout de suite, mais cela en valait la peine. Un spectacle gratuit de toute beauté avec en toile de fond, la Plaça Espanya. WOW! Regardez les quelques vidéos que j’en ai faits et vous en aurez une petite idée. Après le spectacle, on ne trouvera plus de restaurants ouverts, car les commerces ferment plus tôt le dimanche. Pas grave, quelques œufs à brouiller avec du bon fromage et beaucoup de poivre, du pain grillé et un Gran Corronas Cabernet Sauvignon Reserva Penedès 2001 et nous dormirons le ventre rassasié. À demain pour une autre journée extraordinaire, mais plus relax, le temps de laisser reposer un peu nos pieds blessés par tant de pas.

L’autobus 24

Sur le toit de la citadelle Montjuïc

Cimetière Montjuïc 1

Cimetière Montjuïc 2

Cimetière Montjuïc 3

Fontaine 01

Fontaine 02

Fontaine 03

Fontaine 04

Fontaine 05

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Barcelone août 2010 – Jour 8

En ce jour 8, Ghislaine part faire les courses et nous fait des hyper sandwichs, car après le ptit dèj, nous partirons explorer le mont Tibidabo et ses alentours. Après avoir regardé la carte pour essayer de trouver le moyen de se rendre là en transport en commun, je me rends compte que ce sera plus simple de s’y rendre à pied, nous qui sommes déjà sur les hauteurs. De plus, cela va nous permettre de découvrir des quartiers moins touristiques. En cours de route nous croisons plusieurs autres parcs et une auberge de jeunesse tout bonnement extraordinaire. On se demande si c’est elle l’auberge espagnole… Nous nous rendons aussi compte que l’autobus 92 nous dépasse souvent et va dans la même direction que nous ou nous croise dans le sens contraire. C’est super, on reviendra comme ça ce soir.

Tibidabo est un autre endroit fantastique de Barcelone. C’est un quartier aux maisons immenses qui rivalisent pour attirer notre regard. Il y a un ancien tramway bleu qui gravit une partie de la montagne jusqu’au funiculaire qui se charge de la partie la plus escarpée. En haut, il y a une belle église, avec laquelle nous nous abritons du soleil pour manger nos super sandwichs et un parc d’attractions, avec une montagne russe qui semble se jeter dans le vide et une maison hantée qu’Alice a qualifiée de meilleure au monde. Il fait très chaud, 30° et il y a peu de monde. Alice peut embarquer dans les manèges aussi vite qu’elle le veut et même, plusieurs fois de suite. Là haut, tout s’appelle Tibi«quelque chose». On en profite pour se rebaptiser. Moi qui porte les sacs, je serai Tibœufdabo, Ghislaine, la plus petite sera Tiboutdabo et Alice sera Timidabi, Timi étant un petit surnom affectueux que je lui ai donné il y a longtemps. Nous profitons Ghislaine et moi du points de vues magnifiques sur Barcelone que nous offre cet endroit et Alice fait tous les manèges qu’elle souhaite faire. Nous redescendons avec le funiculaire, mais décidons de faire la partie «tramway» à pied. Nous retournons tranquillement vers notre arrêt d’autobus. Nous souperons à notre petit restaurant de quartier où nous avons mangé les meilleures tapas que nous avons goûtées à Barcelone. Une cervesa, un Fanta limon, une bouteille de vin, une terrasse animée, de la bouffe savoureuse, une fin de soirée parfaite, tout comme la journée qui l’a précédée.

La vue du terminus de tramway bleu de Tibidabo

La vue du parc Tibidabo

Le fameux manège de 1928

Le trajet de la montagne russe

Dans la montagne russe par Alice

Le funiculaire de Tibidabo

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Barcelone août 2010 – Jour 7

Aujourd’hui, on sort de bonne heure pour faire les courses. Le soleil et le ciel bleu sont au rendez-vous. On se fera une bonne omelette avant d’aller passer la journée à la plage. Ça va être une journée plus relax où on ne devrait pas trop marcher, sinon jusqu’au Forùm en longeant les plages et revenir vers la Torre Agbar pour la voir briller le soir et changer de couleur. La suite ce soir…

L’autobus 92 nous transporte à la Playa de la Barcelonetta où nous nous installons après quelques photos. On se fait homardiser, heureusement que l’on a mis de la crème solaire 45… L’eau est transparente, le sable est doux et fin et ne serait-ce que des quelques déchets qui flottent (dont des serviettes sanitaires), tout serait parfait. De nombreux vendeurs tentent de nous intéresser à leur produit en répétant perpétuellement un «Cool aigua, cervesa, Coca-cola, Fanta!»